Informatique entre chien et loup

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la sûreté informatique.

L’expression d’une demande nous est venue, qui a eu l’effet d’une douche bien fraîche : des ordinateurs pour traiter de choses sensibles dans un environnement non maîtrisé.

Pourquoi cela a-t-il eu cet effet sur nous ? Ce n’est pas difficile à dire. Je me considère comme le théoricien de l’information le plus en avance et cette pensée théorique pousse sur le terreau de ce qu’on appelle l’opérationnel. Et pourtant ! Qu’avais-je à proposer, sinon des avis faciles de principes épars tels qu’on en trouve partout ? En vérité, rien de satisfaisant. Tout au plus pouvais-je préparer un matériel. Mais cela aurait été comme fournir un maillon en fer blanc pour une chaîne en plastique. Le client aurait été content. Rien d’imprévu. Ses ennemis aussi auraient été satisfaits, pour les mêmes raisons. Bref, le monde peut continuer de ronronner dans une torpeur empoisonnée. Mais douce.

Voici quelle fut l’histoire de ces ablutions qui rendent à la vie…

Après un long travail de bureau d’études, de fabrication et d’expérimentations, Beta-Oblique est parvenu à une solution homogène, cohérente et acceptable. Aucun compartiment du terrain informatique, qu’il soit matériel, humain ou protocolaire n’a été laissé pour compte. Le résultat est ainsi un ensemble réellement opérationnel. On pourra éventuellement juger de l’étude préparatoire ici (Intelligence Exécutive)

Il s’agit du système TOR de Beta-Oblique, pour TranspOrdinateuR.
Tout y a été prévu et testé afin qu’une équipe puisse travailler sereinement sans subir contraintes ni compromissions. A cette fin, Beta-Oblique propose un ensemble parfaitement intégré qui, à notre connaissance, est unique au monde :

  • Matériel informatique haut de gamme permettant d’effectuer un vrai travail confortablement dans la durée tout en permettant l’emport de tout ou partie de ses éléments constitutifs.
  • Mise en place d’étiquettes de sécurité comme témoins de démontage ou d’intrusion.
  • Moyens discrets de transport de ces éléments en toute circonstance, c´est-à-dire en disposant de ses deux mains.
  • Clavier compact et intelligent, partie prenante dans la facilité et l’inviolabilité de la sûreté de l’ensemble grâce à un système unique Beta-Oblique.
  • Système d’exploitation facile et sans chevaux de Troie.
  • Intégration et configuration optimales des logiciels.
  • Chiffrement entier du disque dur.
  • Système indépendant de communication chiffrée et anonymisée avec capacité de stockage.
  • Logiciel exclusif Beta-Oblique de traitement universel et centralisé de données sans chevaux de Troie (remplaçant notamment les traitements de texte habituels).
  • Instructions en sûreté civique pour déniaiser et missionner les équipes sous forme de vidéos et exercices.
  • Instructions spécialisées pour la mise en oeuvre et l’usage du système TOR sous forme de vidéos et d’exercices.
  • Instructions protocolaires en sûreté pour rendre l’intelligence et l’indépendance en ce domaine, sous forme de vidéos et exercices.

Le système TOR de Beta-Oblique ; partie matérielle.

Pour les détails… voyez le metteur en scène !

Historique de la sûreté chez beta-oblique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion.

Beta-Oblique est impliqué dans la sûreté à divers degrés, nous avons déjà évoqué cela, mais dire plus précisément les choses permettra de mieux introduire les papiers qui sembleraient étrangers au monde de l’édition.

En premier lieu, nos services d’édition sont véritablement des services (nous ne reviendrons pas ici sur ce qui les distingue des éditeurs) : ils s’intègrent donc dans une pensée informatique du monde.

Cette pensée informatique induit le schéma classique de l’émission et de la réception et conséquemment de l’influence. Et donc se nourrit aussi de questions de sûreté en ce que l’information aussi possède sa dimension polluante, éventuellement nocive. Elle constitue surtout un patrimoine, et même, devrait-on affirmer, le noyau ultime d’un être. C’est dire combien tout cela, mis en perspectives, fait surgir la sûreté au premier plan des préoccupations.

Cela serait demeurerait oiseux si mon chemin de vie, comme l’on dit, ne m’avais pas entraîné dans les questions viriles de vie et de mort.
Voici donc pourquoi vous trouvez un volet opérationnel Beta-Oblique (InfoProtection) et des papiers qui témoignent d’une vision de l’édition élargie.

Tremper sa plume dans l’encre informatique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur un moyen de l’écriture.

Comment m’est venue l’idée de construire un clavier est une question intéressante et plutôt facile à répondre. Qu’il suffise d’avoir à écrire beaucoup par cette merveilleuse machine qu’est l’ordinateur pour constater que la disposition d’un clavier, et peut-être particulièrement d’un clavier français, est loin d’être judicieuse. Je travaille personnellement sur un ordinateur de bureau avec un clavier dit étendu, de surcroît avec un éclairage de couleurs personnalisées sur les touches pour les grouper logiquement. Malgré cela, les hésitations sont monnaie courante. J’ai pourtant connu dès mon enfance et par jeu l’usage des premières machines à écrire mécaniques avant que de m’éblouir devant la facilité des machines électriques. Quant à mon premier ordinateur, un Amstrad PC1512, je ne pouvais qu’y voir une révolution. Depuis, cette révolution n’a cessé d’aller en accélérant. Il est cependant des choses qui n’évoluent bizarrement pas, sans doute du fait des habitudes prises. Mais si seulement ces habitudes étaient en mesure de compenser une mauvaise conception ! Il n’en est hélas rien. Ce qui m’a donc décidé, c’est précisément cela : cet inconfort dû au manque de reconsidération des choses. Il suffisait de poser son regard sur cette question. Telle est la base de tout génie.

La première question à se poser fut : avons-nous besoin, sur un ordinateur, de passer par un tel nombre de touches ? Ne pouvons-nous pas faire travailler cet ordinateur pour qu’il les interprétasse ? Evidemment, la réponse ne peut être que positive au sein du monde informatique qui, précisément, le constitue.

Me voici alors en quête d’une carte électronique appelée PCB ; de boutons-poussoir de type bleu, c’est-à-dire possédant la caractéristique de délimiter tactilement le point effectif d’engagement du code et de provoquer un bruit prononcé de clic mécanique ; de touches, enfin, au profil sculpté des premiers claviers.

La particularité de ce clavier oblique est qu’il est ramassé, au point d’ailleurs de distribuer les touches, non pas de manière décalée, mais alignées de manière orthogonale. De surcroît, le nombre de touches est réduit à quatre rangées de 12 moins une (la barre espace), soit 47. On peut se demander, dès lors, comment obtenir tous les signes dont on a habituellement besoin ? L’astuce réside dans la programmation. Non seulement l’on peut user de « couches » (dont le principe est le même qu’avec la mise en majuscule) ; mais encore de combinaisons de touches, ce qui présente l’avantage incontestable de la logique mémorielle. A titre d’exemple, j’ai choisi de programmer ma logique ainsi : le é s’obtient en déclenchant la touche-code de combinaison puis du e ; le è en doublant l’appui sur le e ; le ê en le triplant ; le ë en le quadruplant. Une parenthèse droite avec la combinaison pd ; une accolade gauche par ag ; un point-virgule avec pv ; etc.

Est-ce plus compliqué ? C’est assurément plus simple que de chercher la touche qui reçoit [ avec deux autres signes pour lesquels il faut faire attention à la position afin de déterminer quelle touche de modification (AltGr par exemple) le sélectionne. Idem pour les ponctuations. Il est ainsi bien plus simple de faire un ç par le c que de trouver une touche surchargée d’autres signes.

Et puis, ce que l’on appelle les macros permettent de générer des formules (de code, de politesse, de signature, d’expressions diverses) selon ces principes.

Le clavier devient, dans ce cas, véritablement opérationnel.

L’on peut aller plus loin. Si les « souris » et autres « pavés tactiles » sont connus, qu’en est-il des autres solutions telles que le trackball ? Certes, notre clavier intègre toutes les fonctionnalités de la « souris » quant au déplacement du curseur ; une action plus directe est tout de même appréciable. Après tout, qu’est-ce qu’un trackball sinon une souris inversée (classique et non laser) sur laquelle on agit par la boule plutôt que de la déplacer ? Et cela se résume en une simple carte PCB (un circuit imprimé) munie de capteurs à roulement. Qu’il suffise de se former au dessin industriel moderne, c’est-à-dire numérique (conception assistée par ordinateur) puis à l’expérience de l’imprimante 3D, et l’on obtient véritablement tout ce qu’un honnête homme peut désirer en termes de pouvoir lié à la main, ou au cerveau, c’est tout comme.

Ainsi, expérimenter un angle de 45 degrés se révèle extrêmement satisfaisant ! A mesure que j’essaie, je suis de plus en plus convaincu de l’adéquation entre l’inclinaison et la compacité du clavier. En effet, l’absence de déplacement des mains sur les touches et le coup d’œil pour les identifier de temps à autre forment une cohérence opérationnelle à laquelle concourent ces deux caractéristiques.

Rédaction d’essai avec le clavier sur les genoux et une prise innovante :

Voyons comment le clavier, placé sur les genoux, se comporte sans l’usage des pouces qu’on place sous sa base : cela semble très acceptable puisqu’il dispose de quatre rangées de touches et non pas je-ne-sais combien ce qui permet, précisément, une couverture complète des doigts sans déplacement. A l’usage, cela semble satisfaisant sur les premiers pas (premiers pas est amusant pour parler des doigts). Comme pour toute chose il faut du temps, de l’exercice pour convaincre ses organes et sa psyché des nouveaux exercices qui lui sont imposés. Comme avantage immédiat je vois l’usage de la touche d’espacement, qui est creuse et donc qui reçoit infiniment mieux les doigts que les pouces dans son creux (la barre d’espace est normalement ronde mais une barre de deux unités est hélas incurvée et non bombée comme il se devrait). Un autre avantage apparaît en ce que, les pouces prenant la clavier sous sa base, cela oblige les mains à conserver une position stricte et ainsi à distribuer les doigts de manière académique, si l’on peut dire. Une rigueur s’instaure de facto, ce qui est toujours bon pour la mécanisation des choses et donc leur efficacité. Enfin, la pente de 45 degrés s’en trouve légèrement adoucie et le travail des doigts ne fait apparemment pas souffrir le poignet en l’absence cambrure.

En quoi, dirons-nous, ce papier concerne-t-il l’édition ? Eh bien ! En premier lieu en ce que Beta-Oblique cherche à « confondre le temple, le musée et le laboratoire ». Point de connotations à ces termes, seulement une perspective par des mots premiers. Par déclinaison, il y a mise en parallèle de cette perspective avec les notions d’auteur, de lecteur et de « publicateur ». Si l’on comprend bien tout cela, il y a la Main au centre. La main fabrique, elle expose, elle reçoit et donne.

Dans le monde informatique que nous voyons, les outils de la Main sont au premier chef des interfaces de l’Intelligence.

De la diplomatie oblique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la diplomatie civique.

Tous les ouvrages de Beta-Oblique sont introduits par la formule suivante : « Beta-Oblique, entreprise de diplomatie privée, se prolonge d’une ligne éditoriale cherchant dialogue & profondeur : à la recherche d’un langage commun d’exception. » (Plutôt que « privée », c’est « civique » qu’il aurait fallu écrire.)
Qu’est-ce à dire ? Il nous faut revenir à une certaine vision oblique de la société pour répondre à cela. Et pour commencer, explicitons ce terme d’oblique : loin de traduire un travers dans le registre de l’honnêteté, il veut exprimer une originalité, un regard mis à jour et rafraîchi des fixations. Ainsi, le soldat apprend à décaler son regard d’un certain angle la nuit pour mieux percevoir son centre d’intérêt (c’est là un fait physiologique). Si dès lors nous agissons de cette manière sur la vision des affaires des hommes, nous voyons certaines choses autrement occultées par ce qu’on nomme l’apprivoisement et qui est bien relaté dans la fable du Petit prince de Saint-Exupéry au chapitre du renard. Le normal, l’évident ne le devient plus par effet de saturation ; il faut se décaler pour rendre la chose à nouveau visible et alors peut-on comparer et évaluer, c’est-à-dire faire jouer son intelligence.


Que voit-on ? Entre autres pics informatiques, celui de la discorde apparaît nettement. Ce ne sont plus les points communs qui s’imposent mais les divergences, considérées comme vitales ; tandis qu’alors, la question de vie et de mort se centrait précisément sur le plus grand dénominateur commun afin de faire bloc contre tout le reste. Mais dans un monde apaisé et donc bourgeois (et donc femelle osons-nous ajouter) tout devient objet de rixe faussement critique comme en témoigne la chanson de Dutronc « Fais pas ci, fais pas ça »). La sensibilité n’a pas que des bons côtés et rétorquer « je n’y peux rien » indique justement le point faible : l’incapacité de s’éditer, dirions-nous. La division règne de cette façon au sein même des familles sur ce principe délétère. La cause ? Chacun, à commencer par le plus jeune, le plus inexpérimenté, revendique la fixité de sa vision, sa vérité. Insistons sur le terme « fixe » et le confort qu’il sous-entend. S’ancrer sur une impression ou un port, c’est tout comme. Or, le monde (informatique) est vivant, fluctuant. Prendre ses désirs pour des réalités est le meilleur moyen de prendre les Indes pour l’Amérique. Par la suite, on ne peut que s’étriper pour rien (sinon pour le profit d’aigrefins possédant cette configuration). Définitivement, il faut réaliser qu’une vie d’honnête homme actif suffit à peine pour se placer en bonne navigation. La diplomatie, qui intègre la météorologie des hommes et de leurs sociétés, est cet art qui vient avec l’âge.


Les différences ? il n’y a que cela. Ce sont les possibilités qu’offrent un langage commun qui doivent être chéries et elles sont elles-mêmes rendues possibles par l’expérience commune. Sans expérience, point de valeur. Il est en effet trop facile de dire et de se persuader par le mot. Seul le sacrifice (qui a eu un sexe à travers les âges) importe : ce qu’enseigne la thermodynamique. Alors seulement peut-on parler d’échange véritable.
Nous sommes-nous éloignés de la notion diplomatique ? Au contraire : nous en avons défini le principe, la nécessité et même la condition. Sur cela, Beta-Oblique dit : « Il faut permettre à celui qui a vécu de dire sa cartographie car l’expression de la réalité crée le rapprochement efficace. »

Faire ou ne pas faire

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la main de l’homme.

Notre époque technique éreinte les faibles. La tentation est forte, pour certains irrésistible, de tout lâcher et vouloir retourner à la simplicité. Ceux-là, précisément, n’ont plus fait depuis longtemps sinon toujours. Car qui fait loue la technologie. Il la suit et si elle lui fait défaut, il la précède, en quelque sorte, par ses expérimentations. Elle fait de lui l’homme toujours nouveau. L’homme de pouvoir. L’homme, c’est une main aurait dit Spengler. A l’opposé, l’impuissant. Celui-là dénigre ce qu’il ne peut suivre tout en jouissant de ses effets. Il est le nihiliste qui a beau jeu de dénoncer le revers de la médaille, comme s’il en existait une qui n’en possédât pas. Surtout, c’est ne pas comprendre que les produits de l’intelligence sont des armes dont la course condamne à mort ceux qui n’en sont plus. Faire, c’est vivre et faire plus c’est défier la mort.

Diatribe radicale, provocatrice ? Hélas non. Nous pouvons comprendre la logique courte qui consiste à prendre le contre-pied à un courant qui apporte avec lui des remous. Mais cette position consiste, si on suit convenablement ses implications, à dépasser les remous en se laissant couler. Car jamais le renoncement à l’effort n’a conduit à autre chose qu’à la perte de tout ce qui fait l’homme : une bête culturelle. Certes, le retour à certaines « traditions », un mode de vie plus naturel, plus simple et sain, des codes prometteurs (qui n’ont jamais fait que promettre) semblent apporter des solutions prophylactiques. Il faut cependant distinguer l’alitement de l’enterrement. Que l’on veuille se porter des soins après avoir reçu des coups, c’est légitime ; qu’on se mette en paix définitivement par l’abandon des outils (nous dirions des armes) est autre chose.

Cet autre chose est un ailleurs mortifère, un fantasme (une époque fantôme), un chant de sirènes qui attire celui qui aspire au repos, mais au repos éternel. Qui plus est, ce repos est inaccessible à son accès, sauf à sa conclusion tragique. La raison ? Le monde est fait de mondes. Il y en aura toujours à vouloir prendre une place, et la liste se dresse en comparant les moyens. Le coeur est décisif, il ne suffit pas toujours : les Amérindiens sont cette leçon.

Quant à la culture, s’il s’agit de formes, la technologie est leur grain. L’écriture fut une telle révolution ; l’imprimerie ensuite ; l’informatique à présent et ce n’est pas fini. Pour ne pas finir, il faut suivre.

Les touches de l’écriture

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur l’édition de soi.

L’édition de soi est un thème qui nous est cher ; c’est aussi, plus prosaïquement, une expression intéressante en ce qu’elle peut suggérer l’idée de mise à jour. Depuis l’outil informatique, la mise à jour est un terme usité couramment. Grâce à l’outil informatique, nous comprenons mieux le fonctionnement de l’homme. Nous le comprenons mieux, ou, plutôt, nous sommes en mesure de mieux le comprendre : pour qui se donne la peine de voir les choses et les surimposer. Ainsi, des analogies se font jour, faisant surgir de nouvelles évidences. Or donc, l’homme est un système ; et comme tout système, il dépend d’un système plus vaste. De même, il faut à l’homme un déclencheur pour s’éditer. Une pression…

Effectuons une mise en abyme pour le jeu et le sens en prenant l’exemple du clavier. En tant que Français, nous avons un clavier azerty. Les modèles les plus étendus ont 104 touches. Nous avons appris l’emplacement des signes. Qui s’interroge de manière critique sur la configuration des claviers ? Qui y voit des implications profondes ? Qui a l’audace de voir autrement ? Qui voudrait faire l’effort de changer d’habitudes ? Ces quatre questions sont lourdes de sens. Nous y répondrons plus tard. Pour l’heure, continuons le jeu.

Le guic démonte, examine, remet en cause, expérimente et remonte à sa manière. Le guic cherche l’amélioration. Concernant le clavier, les contacteurs des touches, leurs formes, leur matière même, leurs couleurs, les lettrages, le circuit électronique et… leur nombre et leur agencement : tout cela procède d’études poussées.

Nous avons procédé à de telles études. Notre clavier comporte 48 touches qui répondent parfaitement à tous nos travaux, et ils sont variés ! Aucun signe ne manque, diacritique, mathématique ou informatique. Certes, il a fallu penser et faire assidûment pendant quelques jours pour rendre la nouvelle chose fondamentalement plus pratique et belle que le clavier classique. Mais non seulement nous possédons désormais un outil plus efficace ; nous avons aussi procédé à notre propre mise à jour ; et toutes nos réflexions s’en sont trouvées enrichies dans l’expérimentation : autrement dit dans l’exploration d’une réalité devenue plus forte.

A suivre…

Projet : LiMA

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente un exercice pratique pour l’instruction en sûreté civique.

Pour servir de travaux pratiques à l’instruction en sûreté civique, le projet LiMA, qui date de 2004, été ressuscité. Il s’agit d’une idée originale et d’envergure. Parce que les temps changent avec une accélération vertigineuse, le projet peut mieux être compris, peut s’imposer par des évidences à présent rendues, et, donc, devenir un objet de réflexions concrètes afin de le rendre à la vie comme des ingénieurs travailleraient à rendre en plans l’idée d’un architecte.

LiMA est l’acronyme de Ligne Maginot anatomique. Tout un programme… Son exposé, les outils pour y travailler, se trouvent ici. Cependant, son accès n’est pas rendu public pour la raison qu’une idée, si elle est lâchée, se trouve tôt livrée à la mauvaise interprétation quand ce n’est pas à la mauvaise foi pour des intérêts inavouables.

Prenons, justement, l’exemple de la Ligne Maginot. Elle est devenue une expression moqueuse pour dénigrer tout esprit de résistance, toute construction solide pour empêcher l’envahissement. On sous-entend qu’il est illusoire de réussir à se défendre, sinon par le mouvement léger, rapide, et donc le sacrifice de certains hommes pour d’autres. Mais alors, pourquoi Alésia n’est-il repris en contre-exemple ? Voici pourquoi.

Comme toujours, l’histoire montre que les responsables des « erreurs » qui coûtent la vie aux Braves leur survivent. Ces responsables se dédouanent en en trouvant d’autres. En l’occurrence, l’héritage de leurs prédécesseurs. Il suffit de « communiquer » : dire sa version de l’histoire… Voici, en deux mots, celle de la Ligne Maginot :

La Ligne Maginot est une fortification due au ministre de la guerre André Maginot après qu’il fût rentré de la première guerre mondiale comme soldat (alors qu’il pouvait se faire exempter). Son mot : « un mur de béton coûtera toujours moins cher qu’un mur de poitrine » sera décisif. Hélas, la mort le rattrapera et le projet sera modifié. Initialement, la Ligne devait être construite à l’intérieur des frontières et non sur celles-ci afin de servir à retarder l’envahisseur pour donner le temps de se préparer à la mobilisation et à la contre-attaque. Comme toujours, les responsables de la débâcle sèmeront l’anathème sur la Ligne qu’ils ont contribué à saboter.

L’on comprendra que la maîtrise de l’information est une notion essentielle, pratique, de tous les jours, pour tout le monde. Chacun a sans doute déjà fait l’expérience de quiproquos aux effets possiblement ravageurs par le phénomène de la rumeur. Le projet LiMA est donc ouvert aux bonnes volontés, celles qui acceptent de se donner un peu de mal (c’est-à-dire de temps) pour comprendre, au moins les raisons de la genèse de l’idée, et la discuter.

Car il est un fait navrant : nos sociétés ne semblent plus constituées que de disputeurs. De commentateurs. De là le réflexe de la dispute « pour exister plus » ; de là aussi notre idée de diplomatie civique pour pacifier les échanges. Les penseurs, les inventeurs nous font cruellement défaut. Mais les bonnes âmes pour discuter profondément des idées aussi.

Le caractère dans la géopolitique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la géopolitique.

On parle communément de géopolitique en omettant le caractère des hommes alors que ce critère est au sommet des déterminants. Certes la géopolitique influence les caractères, mais ceux-là conditionnent sa mise en place et son maintien.

Avant que la géopolitique n’ait une influence sur le caractère il faut que ce dernier affirme certaines qualités, non seulement dans sa mise en scène, mais jusqu’à sa réalisation et son entretien. Or, le caractère est chose complexe. Il émerge par bien des facteurs pour faire race dans une conception générationnelle du temps.

Si la discipline semble un sujet curieux pour un éditeur, c’est parce que la paideïa n’est plus comprise. L’histoire de l’individu et l’histoire du peuple se rencontrent pour fertiliser l’imagination qui n’est elle-même que la mèche du destin.

Le caractère, c’est en quelque sorte la vision sédimentée, assurée, d’un chemin. Un chemin qu’emprunte nombre de générations… Un chemin qui contraint, nécessairement, mais un chemin qui organise, en la concentrant vers une direction, une masse devenue énergétique. C’est cette masse, caractérisée par sa volonté mise en mouvement, qui construit durablement sa géopolitique.

Sans partage, point de salut. (La dictature de soi est totalitaire.) L’édition devrait retrouver ce rôle civilisationnel qu’incarnait la paideïa.

Du caractère français de la musique militaire

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la musique militaire.

Qui n’a jamais été frappé par le caractère très particulier de la musique des armées lors d’un 14 juillet ?

Loin de la discipline prussienne de la Bundeswehr, de la tradition anglaise, tuniques rouges en rangs serrés ou des chœurs puissants et mélancoliques des armées russes, – la musique militaire française a une tonalité particulière, populaire et légère. Le Professeur Rollin s’en amuse, à raison, dans son dernier spectacle.

Pour l’historien Thierry Bouzard, la Troisième République créa à travers les kiosques publics une musique française partagée par tous. L’appelé sous les drapeaux amenait avec lui ses airs folkloriques qui furent adoptés dans les orchestres puis offerts à l’écoute par les armées au sein des régiments mais aussi dans les représentations publiques. Ce goût des armées françaises pour une certaine légèreté se retrouve dans des airs joyeux et des chansons aux caractères parfois grivois. La tristesse est d’ailleurs cantonnée aux seuls chants de chœurs  destinés à commémorer le sacrifice de soldats ou la terrible défaite de 1870.

Tout cela est écarté lors du défilé du 14 juillet où se rencontrent la musique populaire et les airs de l’Empire ou de la Révolution. Il est d’ailleurs tout à  fait remarquable que ces musiques portent souvent des chants au caractère guerrier affirmé en contraste avec les envolées mélodiques. Le Chant du Départ composé pour le 14 juillet 1794  ne proclame-t-il pas sur un air joyeux et viril « La Victoire en chantant » ? Cet air est l’un des plus populaires à travers l’histoire du pays et ne manque jamais d’être joué lors des grands événements nationaux comme le défilé.

La musique militaire française porte donc l’âme de la France lorsqu’elle est sous les armes. On y reconnaît son caractère populaire, prompt à la joie, prêt au sacrifice, et qui se distingue de bien des musiques à l’esprit sérieux trop sérieux.

Mémoire et biographie

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur l’intérêt de s’écrire.

Il est connu que sans la mémoire l’intelligence ne peut émerger. La mémoire est une latence qui donne au temps son épaisseur. Naturellement liée à l’espace, elle octroie une vision.
Partant, comment mieux s’approprier l’intelligence, c’est-à-dire la vision d’autres, qu’en lisant ou écoutant les mémoires de ceux qui ont vécu ? Beta-Oblique embrasse ce sacerdoce. Nous avons commencé à recueillir des mémoires. Il a fallu auparavant convaincre le humble et le discret, savoir se rendre disponible, créer les conditions de l’écoute, mettre en forme…
Voici notre propos : L’homme qui a vécu certaines époques de certaines manières a quelque chose à dire pour quelqu’un. Quelqu’un va savoir se remplir de son expérience, rencontrer son écho, fortifier son destin. Il ne s’agit pas de publier pour tout le monde ; mais de rendre accessible, en la pérennisant, la vie autrement vouée aux limbes. Cette vie à maintenir vivante possède la force du réel qui échappe aux romans. Dans ceux-ci, il faut faire l’effort de croire aux personnages et à la possibilité des faits, alors que la biographie transporte sans ce genre de résistance. Je crois du reste et pour cette raison au culte des ancêtres comme racine de l’invention ultérieure des dieux. Je ne défendrai pas cette thèse car cela serait beaucoup d’efforts pour une conclusion qui ne scellerait rien : la réalité d’un chemin ne le rend pas meilleur.
Or donc, le livre de soi donne l’opportunité de se livrer, non à tous, mais de manière discriminée, par-delà soi. Ne pas œuvrer à sa mémoire c’est oblitérer son monde de son expérience. Il faut ici comprendre que l’échec œuvre plus à l’intelligence que la victoire.

Certes, l’honnêteté confine à l’autopsie : l’information n’est pas une notion donnée à tout le monde. Le haut-le-cœur guette les moins habitués. Mais l’exercice est formateur.
Ainsi Beta-Oblique rejoint par cet autre aspect de l’édition le cœur de son sujet : l’intelligence…