Mémoire et biographie

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur l’intérêt de s’écrire.

Il est connu que sans la mémoire l’intelligence ne peut émerger. La mémoire est une latence qui donne au temps son épaisseur. Naturellement liée à l’espace, elle octroie une vision.
Partant, comment mieux s’approprier l’intelligence, c’est-à-dire la vision d’autres, qu’en lisant ou écoutant les mémoires de ceux qui ont vécu ? Beta-Oblique embrasse ce sacerdoce. Nous avons commencé à recueillir des mémoires. Il a fallu auparavant convaincre le humble et le discret, savoir se rendre disponible, créer les conditions de l’écoute, mettre en forme…
Voici notre propos : L’homme qui a vécu certaines époques de certaines manières a quelque chose à dire pour quelqu’un. Quelqu’un va savoir se remplir de son expérience, rencontrer son écho, fortifier son destin. Il ne s’agit pas de publier pour tout le monde ; mais de rendre accessible, en la pérennisant, la vie autrement vouée aux limbes. Cette vie à maintenir vivante possède la force du réel qui échappe aux romans. Dans ceux-ci, il faut faire l’effort de croire aux personnages et à la possibilité des faits, alors que la biographie transporte sans ce genre de résistance. Je crois du reste et pour cette raison au culte des ancêtres comme racine de l’invention ultérieure des dieux. Je ne défendrai pas cette thèse car cela serait beaucoup d’efforts pour une conclusion qui ne scellerait rien : la réalité d’un chemin ne le rend pas meilleur.
Or donc, le livre de soi donne l’opportunité de se livrer, non à tous, mais de manière discriminée, par-delà soi. Ne pas œuvrer à sa mémoire c’est oblitérer son monde de son expérience. Il faut ici comprendre que l’échec œuvre plus à l’intelligence que la victoire.

Certes, l’honnêteté confine à l’autopsie : l’information n’est pas une notion donnée à tout le monde. Le haut-le-cœur guette les moins habitués. Mais l’exercice est formateur.
Ainsi Beta-Oblique rejoint par cet autre aspect de l’édition le cœur de son sujet : l’intelligence…

La question des transcriptions

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la transcription des noms.

Il fut un temps où le Français assimilait l’étranger, c’est-à-dire francisait ses mots. Nietzsche se prénommait ainsi Frédéric et lorsque l’équivalent n’existait pas on appliquait des conventions sur des bases phonétiques. Nous avions donc les Séoud comme les Volkoff et non Saoud ou Volkov à moins d’être Anglais (le v en finale s’assèche en f dans le russe ; l’anglais a ses règles idiomatiques propres). Ce n’est pas parce qu’on croit reconnaître des signes alphabétiques latins qu’ils se prononcent pareillement dans le monde qui en fait usage. Dans le mot « français » on peut voir un c comme dans ivanović qui s’écrit par ailleurs ивановић en serbe et se prononce ivanovitch. Selon la langue, le j se prononce très différemment et dans le français même le cas du c varie selon la voyelle qui le suit. Doit-on en outre parler des lettres qui ne se prononcent pas ou qui sont doublées, si fréquentes dans les patronymes ?

Des traducteurs assermentés appliquent une transcription stricte sur les lettres des noms qu’ils rencontrent, modifiant donc jusqu’au ridicule le rendu des mots, des noms. Peut-on dès lors appeler pour être entendu ? Non, évidemment. Peut-on communiquer entre des systèmes différents de langue si le sens que donne la phonétique est à ce point déformé ? Pas davantage.

Peut-être convient-il de rappeler qu’une écriture sert au transport matériel d’un son. Que, conséquemment, elle se subordonne au son. Le son traduit une idée et l’idée est alors traduite dans la langue. Mais s’agissant des noms, cette traduction n’a pas de sens. Il faut donc s’en tenir au son. Le Russe transcrit les noms sur la base phonétique, et c’est parfaitement logique. En appliquant cette règle il n’y aurait eu la paire Sébastopol – Sévastopol (même si ce cas est courant par les approximations du langage).

L’assimilation est une marque d’intelligence en ce qu’elle nécessite de comprendre avant d’appliquer un préjugement. Elle n’est hélas plus la marque de notre époque qui met en marge ceux qui ne sont pas encore anglais alors que la marge est, encore et de loin, l’Anglais. Cela signifie que la trahison est toujours en cours et qu’elle est loin d’être parachevée. Il est donc temps de se ressaisir en cherchant à comprendre des détails primordiaux.

Obliquer sur la mémoire

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la publication de mémoires.

« Nous n’écrivons pas des Histoires, mais des Vies. » (Plutarque, Vies Parallèles.)

Nous connaissons tous des personnes d’expérience, c’est-à-dire, finalement, des personnages ! Ce sont ces personnes qui ont des choses à dire parce qu’elles ont, comme l’on dit, vécu. Elles ont vécu des événements, des périodes, elles ont participé ou ont été témoins de choses qui font des histoires. Or, les histoires ne sont rien moins que ce qui fait l’âge de l’homme. En un mot, elles constituent l’Histoire ; à ceci près que nous ne sommes pas obligés de faire œuvre de chercheur pour la raison que les mots, les traces et les reliques ont été gommées par le temps.

Il est un défaut que nous avons tous, qui est de considérer davantage le passé lointain que ce qui nous côtoie. C’est un défaut parce que nous négligeons de le retenir quand il en est encore temps et parce que, lorsqu’il n’est plus temps et que tout est devenu incertain, notre propension à révérer le lointain pousse les fantasmes.

Certes, la littérature a la part belle parce qu’elle enjolive et que nous avons certainement besoin de beau. De là les mythes, les romans, les fables. Pourtant, je vois un grave travers au fardage, et ce travers mène tout simplement à l’égarement de notre condition, ni plus, ni moins. C’est ainsi que le courage, l’endossement de la responsabilité, la vision des causes et des effets, la notion même du temps humain, – efficace, pour ne citer que quelques conséquences de ce que l’on nomme de nos jours la communication et qui n’est que du doux mensonge, finit par embrumer les cerveaux. Vouloir le beau sans le faire mène à la perdition.

Contre ce travers, – humain trop humain, il faut une contre-obliquité. Beta-Oblique veut consacrer une partie de sa ligne éditoriale à fixer sur le papier les mémoires humaines avant qu’elles ne passent. Nous contribuerons ainsi à l’Histoire, d’autant plus saisissante qu’elle est vraie ; d’autant plus crédible qu’elle est vraie ; d’autant plus énergisante qu’elle est vraie. Chaque famille a en sa lignée des personnalités remarquables dont les actes sont des exemples. Nous proposons de renouer avec ces vies illustres dans un acte qui constitue une nouvelle forme, contemporaine, d’un « culte des ancêtres ». Le livre se fait mémoire de la vie de l’aïeul, dépouillé de l’exaltation et de la surenchère mystique dont la finalité s’explique parfaitement mais qui demeure hors du champ de ce projet : faire traverser le Temps aux Hommes.

Lecteurs, soyez à l’écoute de nos prochaines publications. Auteurs, nous sommes à votre écoute.

Age de Fer

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur le post-modernisme.

Le déconstructionnisme post-moderne accuse les Humanités de logocentrisme et de phallogocentrisme. Derrida, par ces concepts qu’il a développés, raconte par le menu que la Culture occidentale serait fondée sur la Raison et l’Homme européen. Evidemment il ne s’agit pas ici de faire un simple descriptif, mais d’accuser la Culture occidentale d’opprimer l’irrationalité, la féminité et l’étranger. La Culture occidentale serait donc fondamentalement problématique, nuisible, déviante et immorale. La résultante est tout un ensemble d’attaques sur divers pans de la Culture (mais aussi les personnes). La dernière en date met Homère au ban de la société civilisée (https://www.wsj.com/articles/even-homer-gets-mobbed-11609095872). Le triomphe écrasant du post-modernisme a de quoi susciter le dédain ou un certain mépris chez l’homme éduqué par les Humanités. Ces attaques suscitent l’indignation et une certaine résignation face à ce que beaucoup voient comme un écroulement même de la Culture. Or, il ne s’agit ici que du bélier de l’utilitarisme à l’anglo-saxonne qui vise à la maximisation du bonheur individuel pour le plus grand nombre possible. Afin d’y parvenir il n’est demandé en échange « que » l’abattage d’une Culture dépassée qui gênerait la vue des horizons de ce que certains osent appeler progrès social. Nous pourrions croire les lendemains qui chantent promis par ces sirènes en eaux profondes. Cependant le constat est implacable lorsque l’on observe le monde de demain. La malheureuse réalité de la croissance ininterrompue des pathologies mentales, de la consommation de psychotropes et de l’attrait du sordide indique tout le contraire du bonheur individuel annoncé.

Il faut le reconnaître, le changement de paradigme est saisissant. A la place de la Culture comme expression de la vie arrachée aux turpitudes du temps s’institue la jouissance immédiate de l’expérience individuelle supposément libre de toute servitude.

L’Humaniste est pétri de l’intelligence des siècles. Il comprend toute la tragédie humaine et sait qu’il existe, comme autant de piliers, des fondations solides et inamovibles à la pensée, à la culture et à une certaine Humanité.

Pour chaque pilier abattu, pour chaque mur porteur crevé, on remarque un certain nombre de conséquences invisibles, mais pourtant si tangibles. Le post-modernisme veut abolir la Culture occidentale fondée sur les Humanités pour accoucher d’un esprit apaisé sur son ventre… bientôt englouti par un marché affamé.

Contre ce travail de sape, la simple existence de l’Humaniste suffit à étayer. Il perpétue l’ouvrage collectif qui fait communier les morts aux vivants. Sa pensée, fruit de la somme du travail accumulé par les siècles, développe la Culture en lui apportant son labeur. L’Humaniste est ici, en quelque sorte, un bâtisseur de cathédrale qui sans cesse continue l’ouvrage des siècles pour tenter d’apporter une pierre décisive à une construction qu’il sait dépassant sa simple stature et dont la beauté sera également l’expression la plus intime de ce qu’il conçoit en son esprit. Sa réalisation personnelle est consubstantionnelle à la réalisation de sa Culture. Il  en est le fils mais également le père.

A celui-là qui, souffrant des intempéries d’un temps dont la force fait se fissurer l’Humanisme jusqu’à ses fondations, je l’invite par ce conseil amical, à faire de sa bibliothèque une crypte dans laquelle les pages éclairent et réchauffent l’esprit d’un savoir qui le met en relation avec des contemporains plus sensés. Et il faut reconnaître, pour moi, que Balzac est d’excellente compagnie lorsque je trinque avec Ovide. Je laisse les autodafés et les bûchers aux masses qui cherchent un bouc émissaire aux misères intérieures. Je préfère porter de plus beaux flambeaux…

et quasi cursores vitae lampada tradunt. Lucrece, de Rerum Natura, II,79
Et ils (les mortels) se confient, comme des coureurs, le flambeau de la vie.

Lampadédromie. Louvre
Lampadédromie. Musée du Louvre (Paris)

Variations sur Martial

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente un livre.

Etienne Wolff présente un recueil de traductions plus ou moins fidèles aux mots de Martial, l’auteur piquant de la Rome impériale. Ce travail est passionnant pour nombre de raisons.

Il l’est pour remettre en évidence l’inspiration qu’offrent les mêmes mots à des oreilles diverses, qu’elles se situent dans des espaces ou des temps différents : ce croisement fait source au point d’un crâne. De celui-ci, tel écho émane des mots, qui ne sera pas celui d’un autre. Evidence ? Certes. Mais cette évidence nous donne prétexte à rappeler qu’il convient de se défier de tout ce qui est acquis ou semble l’être, tant le génie provient de la simple capacité à reconsidérer ce qui est quotidiennement sous nos yeux ; ce qui ne se voit précisément plus parce que, pourrait-on dire, la chose fait consensus. En matière de traduction ce consensus est bien sûr illusoire. Tel effet recherché implique telle déformation ; tel autre le recours à un autre vocabulaire, une autre géométrie grammaticale.

Si l’aéronautique moderne a imposé pour ses besoins le terme de géométrie variable, pourquoi ne pas penser sérieusement à une physique linguistique ? Et d’abord à la poétique, non comme un art oiseux, mais au contraire opérationnel qui peut tour à tour obscurcir, élargir, fendre ou fondre un même sujet. Cette idée n’est pas nouvelle ; elle est même couramment employée à dessein. Mais l’occasion nous est donnée ici de mieux en prendre conscience, de mesurer les différences de potentiel sous leurs divers rapports, de voir, enfin, la nature réelle des langages.

Une langue est en effet si naturelle que sa nature même, — seconde nature, passe inaperçue. N’est-il pas stupéfiant de pouvoir exprimer une idée sans même songer un seul instant aux mots à employer ? Et plus encore : à rarement avoir à penser, à préméditer une réponse. Comme si l’idée nous précédait. Comme si nous n’avions qu’à la suivre, sans même sentir sa présence et cependant nous élançant dans l’expression avec une déconcertante assurance. Il n’y a que les poètes à se torturer sur les mots. Pourquoi ? Parce que, probablement, ils savent le pouvoir de la forme. La plasticité de leur forme verbale est assimilable à la prouesse technologique de l’avionneur capable de reconformer un aéronef comme l’oiseau de haut vol use de lenteur ou de vitesse à dessein. Verbaliser est pour chacun une seconde nature ; mais voleter ne fait pas l’oiseau de proie.

Le professeur Wolff livre donc un document dont chacun pourra tirer profit, quel que soit l’angle de vue constitué par notre origine. Tel exemple l’a inspiré ; toutes les facettes qu’il offre sont ainsi des sources qui se répondent dans une unité de questionnement, fondamentale. Que l’Idée prenne le Lecteur à sa suite. Avec toute notre gratitude.

COVIDictionnaire à l’usage du non-francophone

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la perception de la crise sanitaire.

Nous proposons, à l’intention des non-francophones qui nous lisent, ce petit dictionnaire qui tentera de donner des définitions claires et précises au lexique employé durant la crise du COVID19 par les Français.

AFFAIRE DREYFUS : Débat dominical où le couteau à côté de votre assiette ne voit pas le gigot. Voir EXPERT.

ANTI-VACCIN : Position des belles-mères. voir VACCIN.

APPLAUDISSEMENT : Liesse préfigurant un baby boom. Egalement procédé d’une Ventilation Mécanique Contrôlée parisienne écolo. Voir MEDECINE DE GUERRE. PARISIEN.

ASSISTANCE RESPIRATOIRE : Prescription médicale nocive aux plus de 70 ans sans rosette en cas de rupture de stock.

ART DE VIVRE A LA FRANÇAISE : Autre nom de l’alcoolisme mondain et du manque d’hygiène.

BAILLON : Le flou artistique autour du « sauf » de l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Rappelons au lecteur que cette préposition est bien plus restrictive que l’Index librorum prohibitorum. Par conséquent le mépris des subtilités grammaticales peut alors vous valoir ici ou ailleurs des tracas avec un juge acheté, l’embastillement ou la remise, sans autre forme de procès, de Valeda dans le tiroir à saucisses. voir MASQUE.

BIG PHARMA : Expert bénévole auprès du Ministère de la Santé. Voir EXPERT. GENERIQUE.

CHINE : Générateur de plaintes chez ceux qui n’ont pas de solution. Voir CUISINE CHINOISE TRADITIONNELLE. PANGOLIN.

CHOMAGE PARTIEL : Embellie publique dont le coût l’est également. COUT.

CHLOROQUINE : Novitchok. Voir RUSSIE.

CLUSTER : Grappe en cours de vinification selon l’appellation des vins californiens. voir GEL HYDROALCOOLIQUE.

CRISE : Sentiment léger.

COUT : Critère d’efficacité mesurable avec les sous des autres.

CONFINEMENT : Torture de même niveau que le water-boarding ou la gégène qu’encouragent les instances internationales. Voir PRISON.

COVID19 : Maladie virale respiratoire insidieuse, bénigne pour la majorité, mutilante pour certains, mortelle pour le plus faible. Voir AFFAIRE DREYFUS.

CUISINE CHINOISE TRADITIONNELLE : Sous titre de la 27e édition 2020 du E. Pilly, livre de référence en infectiologie.

DEBAT : Exercice vain consistant à tenir sa position « quoi qu’il en coûte ». Voir COUT.

DISTANCIATION SOCIALE : Autrement dit « éloignement sanitaire » lorsque l’on parle un français qui respecte la « distanciation physique » avec la langue de la Perfide Albion. voir SACHANT.

EPIDEMIE : Maladie qui ne touche que les autres. Va de la fièvre aphteuse à la fièvre acheteuse. Voir EPIDEMIOLOGISTE. EXPERT.

EPIDEMIOLOGISTE : Pompier ou pyromane.

ETUDE RANDOMISEE EN DOUBLE AVEUGLE : Alpha et Omega de la recherche appliquée par deux borgnes. voir SERIEUX. SCIENCE.

EXPERT : Homme de la rue (et qui ne l’est plus) qui a traversé le trottoir (et qui le fait).

GEL HYDROALCOOLIQUE : Vin de table de la Communauté Européenne. Voir CLUSTER.

GENERIQUE : Médicament inefficace car peu cher. Voir BIG PHARMA.

GOUROU : Cheveux long, bagues et autres ornements druidiques.

GRAND PROFESSEUR : Cheveux long, bagues et autres ornements druidiques.

GRIPPETTE : Ancien nom du COVID19 avant qu’il ne fasse tousser les membres du gouvernement, tue les vieux et estropie les jeunes.

HYGIENE : Contre-culture ou Seconde Révolution française qui consiste à tousser dans son coude et se laver les mains. Voir ART DE VIVRE A LA FRANÇAISE.

JT (Journal Télévisé) : Œuvre posthume d’Eugène Labiche. Voir EXPERT.

MARSEILLE : Anomalie statistique parisienne.

MASQUE : Equipement de Protection Individuel (EPI fauché à la hâte). Ce morceau de vieux slip ou de plastique chinois recyclé cause pour un prix modique tout un ensemble d’effets que nous retrouvons que chez les meilleurs grigris des marabouts béninois du nord de Paris. Provoque logorrhée d’experts de l’avant-veille et manifestation en tout genre dans la France entière ; fait apparaître et disparaître la porte-parole du gouvernement ; protège 4 heures et ramène l’être aimé (tout en devant respecter les règles sanitaires en vigueur) ; repousse le mauvais œil (ou l’amende de 135 euros). Voir AFFAIRE DREYFUS. ART DE VIVRE A LA FRANCAISE. BAILLON. DISTANCIATION SOCIALE. HYGIENE. POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE.

MEDECIN : Personne pour qui tout va toujours bien. Voir SCIENTIFIQUE.

MEDECINE DE GUERRE : Médecine en temps de paix en France.

MORTALITE : Critère. Non partagé par les malades.

PANGOLIN : Bouc-émissaire chinois et cobaye rhétorique.

PARIS : Le plus grand club de footing de France.

PARISIEN : Ascète vivant comme une boniche du 19e siècle au 6e sans ascenseur dans 20 mètres carrés pour 900 euros. Voir SOUMISSION.

POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE : Ecurie d’Augias avant le passage d’Héraclès. Voir  CHOMAGE PARTIEL. CONFINEMENT. TIERS MONDE.

PRISON : Vie en communauté avec un Bon Ami et sa fourchette. CONFINEMENT.

RECHERCHE : Courtisanerie. Voir EXPERT. SACHANT.

REVUE A COMITE DE LECTURE : Dernier carré de l’argument d’autorité durant Waterloo. Voir SACHANT. SERIEUX.

RUSSIE : Pangolin-émissaire. Voir AFFAIRE DREYFUS. ART DE VIVRE. EPIDEMIE. INFORMATION. VACCIN.

SACHANT : Participe présent substantivé du verbe « sachoir » en français technocratique. Voir EXPERT. SAVANT.

SAVANT : Participe présent substantivé du verbe « savoir » en vieux-français. Voir SACHANT.

SERIEUX : Choucroute traditionnelle.

SCIENCE : Vision humaine prométhéenne portée contre vents et marées (et là on ne blague pas). Voir ETUDE RANDOMISEE EN DOUBLE AVEUGLE. SAVANT.

SCIENCE MEDICALE FRANÇAISE : Pastiche de « L’Amour médecin » de Molière. Voir SERIEUX.

SCIENTIFIQUE : Personne pour qui tout va mal. Voir MEDECIN.

SOIGNANT : Ceinture noire dans l’art martial traditionnel français du Système D.

SOUMISSION : Autodiscipline.

TIERS-MONDE : Pays qui préfère prévenir que guérir. Voir POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE. GENERIQUE.

VACCIN : Très grande loterie. Voir BIG PHARMA. RUSSIE.

Le civisme

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur le civisme.

Un des chevaux de bataille de Beta-Oblique est la promotion du Civisme. Ce nom a quelque chose de galvaudé à notre époque puisqu’il est souvent synonyme de bonnes manières et de respect de la loi. Pour les plus anciens il va de soi, mais n’est pas pour autant compris dans toute sa mesure. Pour les plus jeunes, il n’est qu’une étiquette légère attachée à un obscur enseignement des cycles primaire et secondaire.

Pourtant, le Civisme est la marque même notre civilisation. Il est en quelque sorte un particularisme de notre culture française.

En effet, nous parlons le Latin : le Latin français. Cette idée déjà n’est pas évidente, mais notre langue n’est rien d’autre que le Latin vulgaire transformé par l’accent gaulois auquel s’est ajouté une influence grammaticale et lexicale franque. Notre pensée repose donc sur ces piliers historiques, dont le plus antique et reconnaissable, est celui de Rome.

Ce que nous appelons en Français « civisme » est un dérivé de notre « cité », civitas en Latin. Le débat étymologique autour de ce nom est complexe, mais on peut reconnaître le thème de la proximité *ki dans la première syllabe du nom. Nous pouvons alors restituer cette chaîne :

  • La civitas est ce qui réunit le civis, « citoyen ».
  • Lui-même n’est citoyen que par sa proximité avec les autres citoyens.

La nature de cette proximité est nébuleuse. En effet, là où les Latins désignent civitas, les autres peuples italiques utilisent tota/touta dont le sens a quelque chose de très restreint puisqu’il évoque, par le redoublement du thème pronominal *te, un ensemble qui se veut particulier. Cette idée, ce nom, perdure jusqu’à présent chez nos voisins Deutschen, les Allemands. A ce sujet, le débat entre Ernest Renan et Joachim Gottlieb Fichte sur ce qui est une nation est éloquent. Le premier voit dans la nation une communauté spécifique par le destin partagé à travers l’engagement, là où le second voit dans la nation une communauté humaine spécifique par essence.

Nous voyons dans le Civisme la fondation même, étymologique, du génie de la société française. Le Civisme est cette force centripète qui permet de créer la Cité. Il est le moyen de faire bloc malgré les différences ethniques, politiques, philosophiques car le citoyen reconnaît dans l’autre citoyen ce proche attaché à son destin historique.

Beta-Oblique se voit donc comme étranger au système communautariste dont la force centrifuge ruine la Cité. De mauvaise foi par essence, puisque subjectif, ce système ne mène en réalité qu’au discours clivant, à l’absence de justice dans la pensée et le propos, et au recul de toute objectivité. C’est pourquoi Beta-Oblique souhaite par son activité promouvoir le Civisme, qui est à la fois la diplomatie entre des Citoyens libres mais aussi la reconnaissance de leur égalité et de leur fraternité dans la Cité.

Charles Thevenin (1764-1838). « La Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars » (1795). Paris, musée Carnavalet.

Coupons et instructions

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une innovation pour l’instruction.

Le Cours Majeur est central. Il offre une instruction sur plusieurs pans de la Sûreté en les liant par une vision commune de l’information. Cependant, des approfondissements, certaines demandes spécifiques sont apparus.

Mais alors : suivre le développement de ces instructions ne conduit-il pas à une mercantilisation dont on ne subit que trop les techniques ? Face à problème, voici la solution : le coupon.

Que vous représentiez une collectivité territoriale, un institut, une école, une entreprise ou un service… ou un simple citoyen : vous pouvez nous demander un coupon ou un lot à prix négocié qui vous permettra d’en offrir

  • à l’occasion et aux conditions qui vous agréent, par courriel ou sous enveloppe;
  • timbré avec vos compliments;
  • sur un budget quelconque, comme celui pour la communication;
  • en demeurant valable pour tous les cours qui seront ultérieurement développés (donc, sans devoir payer aucun supplément).

Si vous avez hâte de retrouver la possibilité d’échanger sur un sens commun où se fixent les choses essentielles, alors nous vous invitons à initier ce travail de missionnaire…

Ce que doit être un chef, dans l’instruction Commandement

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente l’instruction « Commandement ».

Qui n’a jamais fulminé à l’encontre d’un responsable ? Qui n’a, aussi, jamais éprouvé le fardeau d’une responsabilité impliquant l’ouvrage de plusieurs personnes ? Entre ces tiraillements, l’idée du chef se fait, plus mal que bien. Et ceci entraîne, plus mal que bien, les choses qui devraient être menées au mieux.

Il fallait impérativement une instruction sur cette question, laquelle est toujours ignorée alors qu’elle est centrale.

Peut-être que certains pensent ne jamais devoir être amené à commander ? C’est une erreur : cet exercice s’impose aux tâches les plus humbles dès lors qu’il est question de position dont d’autres dépendent.

Or, c’est précisément cet abcès qu’il convient de percer, en continuant cette hygiène de l’information initiée dans le Cours Majeur…

Epidémiologie, un nouvel apport à l’instruction en Sûreté Civique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente l’instruction « Epidémiologie ».

Pour l’auteur du Cours Majeur en Sûreté Civique, une instruction visant à répondre aux besoins de s’organiser face à l’épidémie du Covid-19 ne représentait pas un défi. A la tête de l’Institut du NRBCe, seule formation française privée dédiée à cette thématique, c’est bien naturellement qu’il a pu proposer une déclinaison spécialisée au Cours Majeur.

En peu de temps et autant moins d’efforts, la question des épidémies peut être comprise et traitée intelligemment grâce à l’approche « informatique » propre à la vision de l’auteur du Cours Majeur, lequel constitue le tronc incontournable des branches ultérieures qui en émaneront.

Toutes les instructions en Sûreté Civique peuvent se retrouver ici.