La question des transcriptions

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la transcription des noms.

Il fut un temps où le Français assimilait l’étranger, c’est-à-dire francisait ses mots. Nietzsche se prénommait ainsi Frédéric et lorsque l’équivalent n’existait pas on appliquait des conventions sur des bases phonétiques. Nous avions donc les Séoud comme les Volkoff et non Saoud ou Volkov à moins d’être Anglais (le v en finale s’assèche en f dans le russe ; l’anglais a ses règles idiomatiques propres). Ce n’est pas parce qu’on croit reconnaître des signes alphabétiques latins qu’ils se prononcent pareillement dans le monde qui en fait usage. Dans le mot « français » on peut voir un c comme dans ivanović qui s’écrit par ailleurs ивановић en serbe et se prononce ivanovitch. Selon la langue, le j se prononce très différemment et dans le français même le cas du c varie selon la voyelle qui le suit. Doit-on en outre parler des lettres qui ne se prononcent pas ou qui sont doublées, si fréquentes dans les patronymes ?

Des traducteurs assermentés appliquent une transcription stricte sur les lettres des noms qu’ils rencontrent, modifiant donc jusqu’au ridicule le rendu des mots, des noms. Peut-on dès lors appeler pour être entendu ? Non, évidemment. Peut-on communiquer entre des systèmes différents de langue si le sens que donne la phonétique est à ce point déformé ? Pas davantage.

Peut-être convient-il de rappeler qu’une écriture sert au transport matériel d’un son. Que, conséquemment, elle se subordonne au son. Le son traduit une idée et l’idée est alors traduite dans la langue. Mais s’agissant des noms, cette traduction n’a pas de sens. Il faut donc s’en tenir au son. Le Russe transcrit les noms sur la base phonétique, et c’est parfaitement logique. En appliquant cette règle il n’y aurait eu la paire Sébastopol – Sévastopol (même si ce cas est courant par les approximations du langage).

L’assimilation est une marque d’intelligence en ce qu’elle nécessite de comprendre avant d’appliquer un préjugement. Elle n’est hélas plus la marque de notre époque qui met en marge ceux qui ne sont pas encore anglais alors que la marge est, encore et de loin, l’Anglais. Cela signifie que la trahison est toujours en cours et qu’elle est loin d’être parachevée. Il est donc temps de se ressaisir en cherchant à comprendre des détails primordiaux.

Obliquer sur la mémoire

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur la publication de mémoires.

« Nous n’écrivons pas des Histoires, mais des Vies. » (Plutarque, Vies Parallèles.)

Nous connaissons tous des personnes d’expérience, c’est-à-dire, finalement, des personnages ! Ce sont ces personnes qui ont des choses à dire parce qu’elles ont, comme l’on dit, vécu. Elles ont vécu des événements, des périodes, elles ont participé ou ont été témoins de choses qui font des histoires. Or, les histoires ne sont rien moins que ce qui fait l’âge de l’homme. En un mot, elles constituent l’Histoire ; à ceci près que nous ne sommes pas obligés de faire œuvre de chercheur pour la raison que les mots, les traces et les reliques ont été gommées par le temps.

Il est un défaut que nous avons tous, qui est de considérer davantage le passé lointain que ce qui nous côtoie. C’est un défaut parce que nous négligeons de le retenir quand il en est encore temps et parce que, lorsqu’il n’est plus temps et que tout est devenu incertain, notre propension à révérer le lointain pousse les fantasmes.

Certes, la littérature a la part belle parce qu’elle enjolive et que nous avons certainement besoin de beau. De là les mythes, les romans, les fables. Pourtant, je vois un grave travers au fardage, et ce travers mène tout simplement à l’égarement de notre condition, ni plus, ni moins. C’est ainsi que le courage, l’endossement de la responsabilité, la vision des causes et des effets, la notion même du temps humain, – efficace, pour ne citer que quelques conséquences de ce que l’on nomme de nos jours la communication et qui n’est que du doux mensonge, finit par embrumer les cerveaux. Vouloir le beau sans le faire mène à la perdition.

Contre ce travers, – humain trop humain, il faut une contre-obliquité. Beta-Oblique veut consacrer une partie de sa ligne éditoriale à fixer sur le papier les mémoires humaines avant qu’elles ne passent. Nous contribuerons ainsi à l’Histoire, d’autant plus saisissante qu’elle est vraie ; d’autant plus crédible qu’elle est vraie ; d’autant plus énergisante qu’elle est vraie. Chaque famille a en sa lignée des personnalités remarquables dont les actes sont des exemples. Nous proposons de renouer avec ces vies illustres dans un acte qui constitue une nouvelle forme, contemporaine, d’un « culte des ancêtres ». Le livre se fait mémoire de la vie de l’aïeul, dépouillé de l’exaltation et de la surenchère mystique dont la finalité s’explique parfaitement mais qui demeure hors du champ de ce projet : faire traverser le Temps aux Hommes.

Lecteurs, soyez à l’écoute de nos prochaines publications. Auteurs, nous sommes à votre écoute.

Variations sur Martial

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente un livre.

Etienne Wolff présente un recueil de traductions plus ou moins fidèles aux mots de Martial, l’auteur piquant de la Rome impériale. Ce travail est passionnant pour nombre de raisons.

Il l’est pour remettre en évidence l’inspiration qu’offrent les mêmes mots à des oreilles diverses, qu’elles se situent dans des espaces ou des temps différents : ce croisement fait source au point d’un crâne. De celui-ci, tel écho émane des mots, qui ne sera pas celui d’un autre. Evidence ? Certes. Mais cette évidence nous donne prétexte à rappeler qu’il convient de se défier de tout ce qui est acquis ou semble l’être, tant le génie provient de la simple capacité à reconsidérer ce qui est quotidiennement sous nos yeux ; ce qui ne se voit précisément plus parce que, pourrait-on dire, la chose fait consensus. En matière de traduction ce consensus est bien sûr illusoire. Tel effet recherché implique telle déformation ; tel autre le recours à un autre vocabulaire, une autre géométrie grammaticale.

Si l’aéronautique moderne a imposé pour ses besoins le terme de géométrie variable, pourquoi ne pas penser sérieusement à une physique linguistique ? Et d’abord à la poétique, non comme un art oiseux, mais au contraire opérationnel qui peut tour à tour obscurcir, élargir, fendre ou fondre un même sujet. Cette idée n’est pas nouvelle ; elle est même couramment employée à dessein. Mais l’occasion nous est donnée ici de mieux en prendre conscience, de mesurer les différences de potentiel sous leurs divers rapports, de voir, enfin, la nature réelle des langages.

Une langue est en effet si naturelle que sa nature même, — seconde nature, passe inaperçue. N’est-il pas stupéfiant de pouvoir exprimer une idée sans même songer un seul instant aux mots à employer ? Et plus encore : à rarement avoir à penser, à préméditer une réponse. Comme si l’idée nous précédait. Comme si nous n’avions qu’à la suivre, sans même sentir sa présence et cependant nous élançant dans l’expression avec une déconcertante assurance. Il n’y a que les poètes à se torturer sur les mots. Pourquoi ? Parce que, probablement, ils savent le pouvoir de la forme. La plasticité de leur forme verbale est assimilable à la prouesse technologique de l’avionneur capable de reconformer un aéronef comme l’oiseau de haut vol use de lenteur ou de vitesse à dessein. Verbaliser est pour chacun une seconde nature ; mais voleter ne fait pas l’oiseau de proie.

Le professeur Wolff livre donc un document dont chacun pourra tirer profit, quel que soit l’angle de vue constitué par notre origine. Tel exemple l’a inspiré ; toutes les facettes qu’il offre sont ainsi des sources qui se répondent dans une unité de questionnement, fondamentale. Que l’Idée prenne le Lecteur à sa suite. Avec toute notre gratitude.

Coupons et instructions

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une innovation pour l’instruction.

Le Cours Majeur est central. Il offre une instruction sur plusieurs pans de la Sûreté en les liant par une vision commune de l’information. Cependant, des approfondissements, certaines demandes spécifiques sont apparus.

Mais alors : suivre le développement de ces instructions ne conduit-il pas à une mercantilisation dont on ne subit que trop les techniques ? Face à problème, voici la solution : le coupon.

Que vous représentiez une collectivité territoriale, un institut, une école, une entreprise ou un service… ou un simple citoyen : vous pouvez nous demander un coupon ou un lot à prix négocié qui vous permettra d’en offrir

  • à l’occasion et aux conditions qui vous agréent, par courriel ou sous enveloppe;
  • timbré avec vos compliments;
  • sur un budget quelconque, comme celui pour la communication;
  • en demeurant valable pour tous les cours qui seront ultérieurement développés (donc, sans devoir payer aucun supplément).

Si vous avez hâte de retrouver la possibilité d’échanger sur un sens commun où se fixent les choses essentielles, alors nous vous invitons à initier ce travail de missionnaire…

Ce que doit être un chef, dans l’instruction Commandement

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente l’instruction « Commandement ».

Qui n’a jamais fulminé à l’encontre d’un responsable ? Qui n’a, aussi, jamais éprouvé le fardeau d’une responsabilité impliquant l’ouvrage de plusieurs personnes ? Entre ces tiraillements, l’idée du chef se fait, plus mal que bien. Et ceci entraîne, plus mal que bien, les choses qui devraient être menées au mieux.

Il fallait impérativement une instruction sur cette question, laquelle est toujours ignorée alors qu’elle est centrale.

Peut-être que certains pensent ne jamais devoir être amené à commander ? C’est une erreur : cet exercice s’impose aux tâches les plus humbles dès lors qu’il est question de position dont d’autres dépendent.

Or, c’est précisément cet abcès qu’il convient de percer, en continuant cette hygiène de l’information initiée dans le Cours Majeur…

Epidémiologie, un nouvel apport à l’instruction en Sûreté Civique

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente l’instruction « Epidémiologie ».

Pour l’auteur du Cours Majeur en Sûreté Civique, une instruction visant à répondre aux besoins de s’organiser face à l’épidémie du Covid-19 ne représentait pas un défi. A la tête de l’Institut du NRBCe, seule formation française privée dédiée à cette thématique, c’est bien naturellement qu’il a pu proposer une déclinaison spécialisée au Cours Majeur.

En peu de temps et autant moins d’efforts, la question des épidémies peut être comprise et traitée intelligemment grâce à l’approche « informatique » propre à la vision de l’auteur du Cours Majeur, lequel constitue le tronc incontournable des branches ultérieures qui en émaneront.

Toutes les instructions en Sûreté Civique peuvent se retrouver ici.

L’Institut du NRBCE, d’une actualité brûlante

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente un soutien exemplaire.

Beta-Oblique est à la source de l’Institut du NRBCe de bien des manières, et pas seulement pour l’édition…

Un champion de compétition mondiale de tir police (Vincent) arbore l’insigne de l’Institut comme sponsor.

Andreï Makine

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente un soutien exemplaire.

Pour Beta-Oblique.

Andreï Makine

Le pouvoir des mots, du pire au meilleur

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente une réflexion sur les mots.

Entre sûreté et sécurité, des spécialistes ont attribué une différence et insistent lors de cours sur celle-ci. (Il en est de même pour les mots menace et risque. A les en croire, on ne devrait alors plus avoir le droit de dire qu’un orage menace.) Il faut noter que chacun n’a pas les mêmes définitions. Pourtant, le dictionnaire dit que les deux mots sont synonymes. On peut penser que cette distinction, qui vient du bas plutôt que du haut, est légitimée par le besoin. Mais on peut aussi penser que le noir est devenu la couleur d’habits des agents de sécurité (comme le blanc pour les agents de la santé, etc.) par besoin de se distinguer. Si c’est le cas, il faut justement poser cette question de sûreté où le besoin d’exister plus menace le compréhensible.

On explique que l’environnement décide d’une culture et d’un vocabulaire afférent. Des peuples de la neige ou du sable ont donc plus de mots pour ces choses que des peuples qui ne sont pas dans de tels milieux parce que les différents états que ces éléments peuvent prendre affectent leur vie. Or, ce sont des mots spécifiques qui n’ont pas nécessairement de racine commune à l’élément considéré. Le Français distingue l’ail et l’oignon, appelés ail noir et ail blanc chez le Serbe. De fait, ces légumes sont de même famille. La distinction, certes, mais annihiler les racines ?

Les unités de mesure, souvent des noms de famille pour honorer des chercheurs, masquent ce qu’elles représentent. On en change de surcroît à loisir. Rad, Sievert, Gray, Mache, Becquerel, Rutherford, Coulomb, Röntgen, Curie, Rem… Ces différences visent à changer de référence, mais beaucoup sont obsolètes sans doute par effet de mode qui doit encore se traduire par l’influence d’un modiste sur les autres. Mais prenons la mesure du temps : c’est, à l’origine, un repère issu de la symétrie. Un astre tourne jusqu’à reprendre une position spécifique. Cet intervalle donne une longueur, temporelle. La vitesse est ainsi un rapport entre une longueur temporelle (donc toujours liée à la spatialité) et une longueur spatiale, et, même, un rapport de rapports. Mais, pour plus de précision, on a préféré la cadence d’émissions de sources radioactives. Comment savoir leur régularité, sinon par le principe empirique de calcul issu des géodésiques ? Bref, à chaque précision supplémentaire, on sacrifie l’objet, on le perd de vue. Le mètre est ainsi devenu la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant 299 792 458e de seconde.

Le grammairien a à voir avec le chimiste ou le biologiste. L’information reçue par des cellules nerveuses est transformée par la spécialisation spatiale de celles-ci, un peu comme un arbre est constitué d’un tronc ramifié en racines et radicelles à une extrémité, et en branches et feuilles à l’autre, avec des noeuds les reliant, et tout ceci favorise le va-et-vient d’eau avec des transformations à la clé. Pour le neurologue, ce sera l’axone, les dendrites… et puis, des synonymes plus ou moins parlants, comme les voies moteur ou efférente, et les voies sensitives ou afférentes… Le linguiste appelle morphème l’unité minimale de sens qui, assemblés, constituent les lemmes… Le philosophe est un autre modiste qui invente des systèmes et des mots-systèmes, lesquels influencent d’autres disciplines. Le structuralisme par exemple chez le linguiste. La question de la responsabilité de l’invention des mots se pose. Un chercheur devrait passer le nommage de ses inventions par un crible, lequel devrait être construit pour remplir une fonction que je suis en train de définir, autrement dit un besoin.

Un mot pour toute chose a-t-il un sens ? L’anglais a plus de mots que le français (par exemple pour exprimer l’idée de crier). Mais le français compense cette apparente imprécision par une approche poétique. Il va dire : crier comme un enfant qui a perdu sa mère, crier à tue-tête, etc. Il fait appelle à l’image, la scène connue de tous, presque mythologique, pour faire ressentir l’idée. Mais un mot synthétique, qui n’a presque pas de racine, comment retrouver son sens si l’on a quitté la fonction qui fait son emploi ? Le temps qu’on semble gagner à remplacer une idée par un mot ou un signe (le jeu de la mathématique), on le perd non seulement par la fragilité de légitimité (des mots techniques) qui explique les modes, ces ressacs qui apportent plus de confusion que de clarté ; mais encore par les efforts mis à coller un mot à une idée, car il y faut du temps pour obtenir une adhésion naturelle.

Si la langue est le terreau de l’intelligence humaine, sa chimie devrait être contrôlée. Si un certain enrichissement va à un petit groupe et brûle les racines de la plupart ; si un appauvrissement favorise une friche ; si, en définitive, on laisse aller sans comprendre les mécanismes d’une chose qui ne dépend que de l’intelligence qu’on en a ; alors on passe à côté du destin de l’homme. Je pense que la poétique n’est pas rimailler ; elle est de construire et nommer des idées, c’est-à-dire les rendre à l’existence. Le jargon n’est pas loin de la langue étrangère. Pour utile qu’il soit d’en connaître, cette utilité devrait être de servir à développer notre flore cérébrale : synapses, axones, neurones…

Le tâtonnement plus ou moins anarchique est normal. Il est sans doute temps de commencer à rassembler les matières disséquées et leur voir des analogies. C’est par l’analogie que l’intelligence se fait, et, même, rend compte d’elle-même. Les Anciens usaient de cela, avec les limites des découvertes d’alors. Pour découvrir encore, il faut motiver. Ce n’est pas en cloisonnant par l’obscurité jargonneuse ou en offrant un travail de contrôleur pointilleux qu’on suscitera des vocations. C’est en soulevant les horizons, en les joignant. Pour cela, la (vraie) poétique, celle produite par l’échange entre spécialistes de matières différentes sous l’oreille de lettrés. Voici à quoi devrait désormais servir l’Académie. Or, face à l’ampleur, et sans doute à l’urgence, de la tâche, cette poétique, cette mission, pourrait s’adosser à la machine intelligente qui sait parfaitement associer. Il ne resterait plus qu’à choisir, selon le goût. On peut penser retrouver quelque peu l’usage de dénominations périphrastiques du français dont les racines remontent aux techniques préhistoriques des prêtres poètes indoeuropéens.

Retours

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Déclaration du droit de l’homme : chacun a droit aux moyens de l’apaisement des échanges pour faire son intelligence. Dans cette optique, Beta-Oblique présente le livre « Retours ».

Retours est une œuvre remarquable et plurielle à plus d’un titre : trois retours, trois auteurs. D’abord le voyage d’un aristocrate gallo-romain en 417 intitulé Sur son retour dont le professeur Wolff nous livre une merveilleuse traduction précédée de son inscription historique éminemment actuelle. Ce rendu de l’œuvre très poétique de Rutilius suffirait en lui-même à nous retenir par son charme évocatoire. Mais Agnès Adda a suivi les traces du haut-fonctionnaire tant en ses écrits qu’en sa navigation, recommencée. Il en résulte L’Ecume du retour, recueil à la nostalgie envoûtante dont les poèmes émaillent les mots de Rutilius. Ces mots d’un autre monde, encore païen, que Fabienne Yvetot sertit de ses gravures élémentales puissantes et vraies : il suffit de voir son Itinéraire marin pour, soudainement, savoir. On ne pourra qu’aimer tourner ces pages qui nous emportent et nous captivent d’un souffle riche et élevé.